PLR.Les Libéraux-Radicaux, l’UDC, le PDC et le PBD s’engagent ensemble contre l’initiative du GSsA qui vise à interdire les exportations de matériel militaire. Ils ont formé le comité interpartis « Interdiction des exportations – NON ». Les milieux qui souhaitent abolir l’armée essayent, pour la deuxième fois depuis 1997, de mettre à terre notre système de défense en s’attaquant à l’exportation, donc à la fabrication d’armes. Déjà par le passé le peuple a déjoué de telles tentatives. Un petit groupe d’idéalistes essaye d’imposer ses convictions au monde entier, en ne tenant pas compte de l’intérêt général. Ainsi, les initiants sont prêts à détruire 10’000 emplois en Suisse. Ils sont aussi prêts à mettre en danger notre sécurité militaire en limitant la capacité d’engagement de l’armée suisse. Le Comité interpartis lance sa campagne aujourd’hui.
Archive pour le 2 octobre 2009
Les partis de droite et de centre-droite unis contre l’initiative
Vendredi 2 octobre 2009Intierview de Jean-René Fournier sur la promotion de la paix
Vendredi 2 octobre 2009La Suisse s’engage-t-elle pour la promotion de la paix ?
La promotion de la paix est un des grands objectifs de la politique extérieure de la Suisse. Notre politique de paix, des droits de l’homme et de l’aide humanitaire ainsi que notre coopération au développement fournissent une contribution importante à la coexistence pacifique des peuples et, ainsi, à la sécurité nationale et internationale. La Suisse s’engage dans le règlement des conflits, vérifie des processus électoraux, soutient des initiatives diplomatiques.

Jean-René Fournier, conseiller aux Etats
Interdire les exportations suisses (0,7 % des exportations mondiales) n’aurait aucun effet sur la paix dans le monde. Par contre, la politique extérieur de notre pays y contribue avec efficacité.
Le Conseil fédéral ne reconnaît qu’un mérite à l’initiative du GSsA: demander le soutien de la communauté international aux efforts en matière de désarmement et de contrôles des armements. Mais la Suisse agit déjà de manière tout à fait satisfaisante dans ce domaine. Dans les enceintes internationales, elle s’investit pour l’adoption de traités contraignants sur le commerce des armes et le renforcement des contrôles.
Comme le Conseil fédéral, j’affirme que des critères très précis sont appliqués lors de l’octroi des autorisations d’exportation de matériel de guerre.
Yvan Perrin s’exprime sur Amée XXI et notre industrie de défense
Vendredi 2 octobre 2009Quel est le lien entre Armée XXI et notre industrie de défense ?
Le concept Armée XXI tient compte de la nouvelle donne internationale avec la montée en puissance. On maintient un noyau dur équipé et entrainé de manière optimale qu’on complète si nécessaire en fonction des besoins. Ce concept ne peut être effectif qu’à deux conditions. Il faut tout d’abord disposer d’un potentiel humain suffisant, c’est-à-dire de soldats formés et prêts à s’engager et ensuite être en mesure d’équiper ces hommes du matériel dont ils auraient besoin pour mener leur mission à bien. Auparavant, l’armée assurait maintenance et logistique de façon à ce que chaque militaire appelé sous les drapeaux dispose dès son entrée en service de ce dont il avait besoin pour remplir son devoir. Aujourd’hui, seul le service minimum est assuré, le complément étant apporté en fonction de la situation. Cette nouvelle façon de faire permet de maintenir à niveau les compétences indispensables à notre défense tout en économisant des sommes considérables puisqu’il n’est plus nécessaire d’assurer l’entreposage et la maintenance d’un matériel qui souvent devait être mis au rancart sans même avoir servi.

Yvan Perrin, conseiller national, vice-président UDC Suisse
Cette nouvelle orientation a naturellement une incidence majeure sur notre industrie de l’armement puisqu’elle devient un élément essentiel, une pièce maîtresse même, de notre défense. Si d’aventure les circonstances l’exigeaient, c’est aux entreprises qu’il appartiendrait de produire le matériel nécessaire à la montée en puissance telle que la définit Armée XXI. Ce secteur industriel fait donc désormais partie du concept global de défense de notre pays.
Le comité central de l’UDC rejette à l’unanimité l’initiative
Vendredi 2 octobre 2009Réuni aujourd’hui à Genève, le Comité central de l’UDC Suisse a adopté les consignes de vote concernant les votations fédérales du 29 novembre 2009. Il a rejeté à l’unanimité l’initiative populaire « pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre » lancée par le Groupement pour une Suisse sans armée (GSSA). L’acceptation de cette initiative détruirait définitivement l’industrie d’armement suisse et rendrait l’armée suisse totalement dépendante des livraisons étrangères. En anéantissant toute une branche économique, cette initiative provoquerait la disparition de plus de 10 000 emplois dans quelque 550 PME de notre pays. Les initiateurs imaginent pouvoir compenser cette perte par un demi-milliard de francs d’argent des contribuables. En réalité, cette initiative est absurde, dangereuse et onéreuse.
