3′000 emplois perdus en Suisse romande

Accepter l’initiative populaire reviendrait à supprimer la base existentielle de l’industrie indigène de l’armement, puisqu’une production économiquement viable est généralement tributaire de l’accès aux marchés d’exportation.

La fermeture ou la délocalisation à l’étranger des entreprises de cette branche remettrait en question non seulement les compétences de la base industrielle suisse mais aussi la défense nationale. Pour ses achats d’armement, l’armée suisse se trouverait dans une situation de dépendance unilatérale vis-à-vis d’autres Etats, sachant que les besoins d’un Etat neutre comme la Suisse ne seraient pas satisfaits en priorité en cas de crise.

Eu égard à la concentration géographique de l’industrie de l’armement, les conséquences économiques seraient considérables en cas d’acceptation de l’initiative, surtout au niveau régional. L’Oberland bernois, les régions entourant les villes d’Emmen, de Stans ou de Kreuzlingen, mais aussi la ville de Zurich et la Suisse romande seraient également touchés. Plus de 10’000 emplois seraient menacés sur l’ensemble de la Suisse, dont 3′000 en Suisse romande.

Extrait du discours de Ueli Schürch, président du GRPM

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