Le soutien apporté par la Confédération pendant dix ans n’atténuerait en rien la perte de 10 000 emplois. On ne connaît à ce jour aucun exemple de reconversion réussie prescrite par l’Etat. Dans de nombreuses entreprises concernées, la culture d’entreprise est très marquée par la qualité, la précision et la sécurité. Il n’est pas facile de transférer artificiellement cet esprit d’entreprise particulier sur un autre marché.
Et puis, que signifierait une telle reconversion pour les différents concurrents? Les entreprises qu’il s’agirait de reconvertir devraient pénétrer artificiellement d’autres marchés. Il leur faudrait tenter d’en chasser les entreprises existantes. Les aides de la Confédération se traduiraient par des distorsions de concurrence manifestes et ce sont les emplois des entreprises initialement présentes sur ces marchés qui disparaîtraient. On assisterait alors à un déplacement des pertes d’emplois vers les entreprises et les travailleurs qui ne peuvent compter sur l’aide fédérale. Ce serait un non-sens de politique économique que ni la Confédération, ni l’économie ne souhaitent.
Extrait du discours de Pascal Gentinetta, président de la direction, economiesuisse














