Places d’apprentissage menacées selon l’USAM

L’exemple des ateliers Pilatus montre de manière concrète que le chômage risque d’augmenter de 33% dans le canton de Nidwald, ce constructeur d’avions étant directement frappé par l’initiative. A Stans, Pilatus occupe quelque 500 collaborateurs pour le développement, la fabrication, le support et l’entretien d’avions et de systèmes d’entraînement. Si l’initiative était acceptée, ces emplois devraient être en grande partie (environ 40% du personnel) supprimés sans délai, puisque immédiatement après l’adoption de l’initiative ni avions, ni pièces de rechange ni quelque autre service que ce soit, y compris le transfert de propriété intellectuelle, ne pourraient plus être exportés.

Simultanément, des centaines de millions de francs investis dans le développement du PC-21 ainsi que dans des développements pour d’autres avions d’entraînement l’auraient été pour rien. De même, le stock de pièces de rechange équivalent à près de 100 millions de francs n’aurait plus aucune valeur. A cela vient encore s’ajouter le fait que les coûts de fabrication pour le programme du PC-12 augmenteraient considérablement (effets d’échelle négatifs).

Actuellement, les ateliers Pilatus forment 100 apprentis. Il va de soi qu’en cas de réduction d’emplois aussi importante, les places d’apprentissage devraient elles aussi faire l’objet de suppressions. En plus des dommages quantifiables, il faudrait s’attendre à des créances en dommages-intérêts actuellement non encore chiffrables pour inexécution de contrats de fourniture et de maintenance à long terme. A ne pas sous-estimer non plus le dommage causé à l’image de Pilatus et à l’économie suisse toute entière. En cas d’adoption de l’initiative, Pilatus devrait supporter un dommage de plusieurs centaines de millions de francs au total. Les 500 millions que l’initiative prévoit de faire verser à la Confédération suffiraient donc à peine pour les seuls ateliers Pilatus. Et l’entreprise ne serait encore aucunement reconvertie.

Extrait du discours de Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’USAM

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