Archive pour le 3 novembre 2009

Ecoutez le débat entre Cristina Gaggini et Jean-Claude Rennwald

Mardi 3 novembre 2009

Les milieux économiques s’opposent à l’initiative pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre. Ces organismes estiment qu’en cas de « oui » à l’initiative le 29 novembre prochain, quelques 10′000 emplois seraient menacés. Peut-on risquer de sacrifier 10′000 emplois en temps de crise? Les mesures de reconversion dans le domaine civil prévues par l’initiative sont-elles viables? Débat entre Cristina Gaggini, directrice romande d’Economiesuisse, et Jean-Claude Rennwald, conseiller national jurassien socialiste et vice-président de l’Union syndicale suisse (USS).
Ecoutez le débat!

La Conférence nationale des Associations militaires faîtières exprime sa position

Mardi 3 novembre 2009

La Conférence nationale des associations militaires faîtières (CNAM), une communauté de trente associations faîtières militaires organisées ayant des activités militaires hors service dans toute la Suisse et forte d’environ 100′000 membres, rejette l’initiative populaire soumise au vote le 29 novembre 2009 concernant l’interdiction d’exporter du matériel de guerre et des biens d’armement.

L’initiative menace des milliers de postes de travail, remet en question notre politique de sécurité, ainsi que l’indépendance, la liberté et la sécurité de notre pays et de sa population. Elle empêche également notre Armée de remplir durablement son mandat constitutionnel.

Dans les faits, les revendications et les exigences de cette initiative empiètent sur des fondements existentiels comme les besoins de protection et de sécurité de notre population civile, de même que du commerce international, qui ne pourraient plus être satisfaits avec une interdiction d’exporter.

Extrait de l’exposé du Colonel Max Rechsteiner
Président de la Conférence nationale des associations militaires faîtières

La Société suisse des officiers s’engage pour la sécurité de la Suisse

Mardi 3 novembre 2009

L’armée suisse qui a été réduite en hommes et matériel doit disposer de sa propre industrie de l’armement sans quoi une montée en puissance deviendrait totalement illusoire. En situation de crise, les entreprises étrangères d’armement sont d’abord sollicitées par les pays qui les hébergent et n’auront pas la possibilité de le faire pour un pays neutre qui – de surcroît – a choisi de démanteler sa propre industrie. L’affaiblissement respectivement le démantèlement de notre propre industrie d’armement nous accule dans une dangereuse dépendance.

Contraindre la Suisse a renoncer à l’exportation de matériels militaires ne diminuera pas ou ne supprimera pas les conflits. Des entreprises étrangères ne manqueront pas de se précipiter dans l’espace laissé libre par une industrie d’armement suisse qui est, de plus, soumise à un contrôle démocratique. Il serait finalement utile de rappeler que les armes peuvent aussi servir à la protection. Des armements suisses sont engagés sous mandat de l’ONU pour assurer l’état de paix.

Extrait de la déclaration du Col EMG Hans Schatzmann
Président de la Société Suisse des Officiers

Lisez l’argumentaire de la Société suisse des officiers