L’armée suisse qui a été réduite en hommes et matériel doit disposer de sa propre industrie de l’armement sans quoi une montée en puissance deviendrait totalement illusoire. En situation de crise, les entreprises étrangères d’armement sont d’abord sollicitées par les pays qui les hébergent et n’auront pas la possibilité de le faire pour un pays neutre qui – de surcroît – a choisi de démanteler sa propre industrie. L’affaiblissement respectivement le démantèlement de notre propre industrie d’armement nous accule dans une dangereuse dépendance.
Contraindre la Suisse a renoncer à l’exportation de matériels militaires ne diminuera pas ou ne supprimera pas les conflits. Des entreprises étrangères ne manqueront pas de se précipiter dans l’espace laissé libre par une industrie d’armement suisse qui est, de plus, soumise à un contrôle démocratique. Il serait finalement utile de rappeler que les armes peuvent aussi servir à la protection. Des armements suisses sont engagés sous mandat de l’ONU pour assurer l’état de paix.
Extrait de la déclaration du Col EMG Hans Schatzmann
Président de la Société Suisse des Officiers














