Archive pour la catégorie ‘Interview’

Interview de Doris Leuthard

Lundi 19 octobre 2009

Doris Leuthard, conseillère fédérale

Doris Leuthard, conseillère fédérale

Lisez l’interview de Doris Leuthard parue le 19.10 dans la Tribune de Genève et 24heures

Extrait:
Doris Leuthard, 5100 emplois dans l’industrie d’armement en Suisse, ça vaut combien de tués par année?
Je ne peux pas accepter cette manière d’opposer la morale et les intérêts économiques. Combien de morts sur les routes suisses chaque année? Voulez-vous pour autant interdire la voiture? Nous vivons dans un monde violent où des conflits existent. Or, entre deux Etats, les armes ont une fonction dissuasive, et peuvent servir en ce sens d’instrument de dialogue.

Fabriquer des armes, c’est donc une contribution de la Suisse à la paix dans le monde?
Nous fabriquons des armes en Suisse pour notre défense. Et comme notre marché est beaucoup trop petit, nous en exportons aussi. La plus grande partie de ces biens est à double usage, civil et militaire.

Mais c’est vrai, nous exportons aussi des armes qui peuvent tuer des gens. C’est pour cela que nous avons mis sur pied un système de contrôle très strict. Nous sommes d’ailleurs beaucoup plus restrictifs que la majorité des autres pays européens, y compris des Etats neutres comme la Suède.

Nous devrions fermer notre usine de Fribourg: témoignage du CEO de Vibro-Meter

Lundi 19 octobre 2009

Vibro-Meter est installée depuis 1952 à Fribourg. Spécialisée dans les systèmes de mesure pour la production d’énergie ainsi que dans l’industrie aéronautique, elle emploie 500 personnes.
« Nous ne produisons pas de matériel de guerre mais des biens militaires spéciaux. » explique le CEO Peter Huber. Les instruments produits à Fribourg augmentent la sécurité des hélicoptères et diminuent les émissions de CO2. Vibro-Meter propose la même technologie pour les hélicoptères et avions civils. « Nous ne pourrions pas produire ces biens sur deux lignes de production distinctes et nos clients comme Boeing, EADS ou Eurocopter ne l’accepteraient pas. ». Conséquence de l’initiative : « Nous devrions fermer notre usine de Fribourg » selon Peter Huber. 100 emplois seraient immédiatement délocalisés en France en attendant le transfert de toute l’usine

La Suisse doit garder la possibilité de se défendre

Mercredi 14 octobre 2009

Pour Christophe Reymond, la poursuite d’une politique de paix est compatible avec le maintien d’une capacité de défense, basée sur des industries suisses.

Sylvie Perrinjaquet s’oppose à l’initiative

Mercredi 14 octobre 2009

Pour Sylvie Perrinjaquet, la sécurité est une condition essentielle au maintien de nos libertés. C’est pourquoi la Suisse doit continuer à disposer d’une industrie de défense.

Intierview de Jean-René Fournier sur la promotion de la paix

Vendredi 2 octobre 2009

La Suisse s’engage-t-elle pour la promotion de la paix ?

La promotion de la paix est un des grands objectifs de la politique extérieure de la Suisse. Notre politique de paix, des droits de l’homme et de l’aide humanitaire ainsi que notre coopération au développement  fournissent une contribution importante à la coexistence pacifique des peuples et, ainsi, à la sécurité  nationale et internationale. La Suisse s’engage dans le règlement des conflits, vérifie des processus  électoraux, soutient des initiatives diplomatiques.

Jean-René Fournier, conseiller aux Etats

Jean-René Fournier, conseiller aux Etats

Interdire les exportations suisses (0,7 % des exportations  mondiales) n’aurait aucun effet sur la paix dans le monde. Par contre, la politique extérieur de notre pays y contribue avec efficacité.

Le Conseil fédéral ne reconnaît qu’un mérite à l’initiative du GSsA: demander le soutien de la communauté international aux efforts en matière de désarmement et de contrôles des armements. Mais la Suisse agit déjà de manière tout à fait satisfaisante dans ce domaine. Dans les enceintes internationales, elle s’investit pour l’adoption de traités contraignants sur le commerce des armes et le renforcement des contrôles.

Comme le  Conseil fédéral, j’affirme que des critères très précis sont appliqués lors de l’octroi des autorisations d’exportation de matériel de guerre.

Yvan Perrin s’exprime sur Amée XXI et notre industrie de défense

Vendredi 2 octobre 2009

Quel est le lien entre Armée XXI et notre industrie de défense ?

Le concept Armée XXI tient compte de la nouvelle donne internationale avec la montée en puissance. On maintient un noyau dur équipé et entrainé de manière optimale qu’on complète si nécessaire en fonction des besoins. Ce concept ne peut être effectif qu’à deux conditions. Il faut tout d’abord disposer d’un potentiel humain suffisant, c’est-à-dire de soldats formés et prêts à s’engager et ensuite être en mesure d’équiper ces hommes du matériel dont ils auraient besoin pour mener leur mission à bien. Auparavant, l’armée assurait maintenance et logistique de façon à ce que chaque militaire appelé sous les drapeaux dispose dès son entrée en service de ce dont il avait besoin pour remplir son devoir. Aujourd’hui, seul le service minimum est assuré, le complément étant apporté en fonction de la situation. Cette nouvelle façon de faire permet de maintenir à niveau les compétences indispensables à notre défense tout en économisant des sommes considérables puisqu’il n’est plus nécessaire d’assurer l’entreposage et la maintenance d’un matériel qui souvent devait être mis au rancart sans même avoir servi.

perrin

Yvan Perrin, conseiller national, vice-président UDC Suisse

Cette nouvelle orientation a naturellement une incidence majeure sur notre industrie de l’armement puisqu’elle devient un élément essentiel, une pièce maîtresse même, de notre défense. Si d’aventure les circonstances l’exigeaient, c’est aux entreprises qu’il appartiendrait de produire le matériel nécessaire à la montée en puissance telle que la définit Armée XXI. Ce secteur industriel fait donc désormais partie du concept global de défense de notre pays.