Archive pour la catégorie ‘Non classé’

La Conférence nationale des Associations militaires faîtières exprime sa position

Mardi 3 novembre 2009

La Conférence nationale des associations militaires faîtières (CNAM), une communauté de trente associations faîtières militaires organisées ayant des activités militaires hors service dans toute la Suisse et forte d’environ 100′000 membres, rejette l’initiative populaire soumise au vote le 29 novembre 2009 concernant l’interdiction d’exporter du matériel de guerre et des biens d’armement.

L’initiative menace des milliers de postes de travail, remet en question notre politique de sécurité, ainsi que l’indépendance, la liberté et la sécurité de notre pays et de sa population. Elle empêche également notre Armée de remplir durablement son mandat constitutionnel.

Dans les faits, les revendications et les exigences de cette initiative empiètent sur des fondements existentiels comme les besoins de protection et de sécurité de notre population civile, de même que du commerce international, qui ne pourraient plus être satisfaits avec une interdiction d’exporter.

Extrait de l’exposé du Colonel Max Rechsteiner
Président de la Conférence nationale des associations militaires faîtières

La Société suisse des officiers s’engage pour la sécurité de la Suisse

Mardi 3 novembre 2009

L’armée suisse qui a été réduite en hommes et matériel doit disposer de sa propre industrie de l’armement sans quoi une montée en puissance deviendrait totalement illusoire. En situation de crise, les entreprises étrangères d’armement sont d’abord sollicitées par les pays qui les hébergent et n’auront pas la possibilité de le faire pour un pays neutre qui – de surcroît – a choisi de démanteler sa propre industrie. L’affaiblissement respectivement le démantèlement de notre propre industrie d’armement nous accule dans une dangereuse dépendance.

Contraindre la Suisse a renoncer à l’exportation de matériels militaires ne diminuera pas ou ne supprimera pas les conflits. Des entreprises étrangères ne manqueront pas de se précipiter dans l’espace laissé libre par une industrie d’armement suisse qui est, de plus, soumise à un contrôle démocratique. Il serait finalement utile de rappeler que les armes peuvent aussi servir à la protection. Des armements suisses sont engagés sous mandat de l’ONU pour assurer l’état de paix.

Extrait de la déclaration du Col EMG Hans Schatzmann
Président de la Société Suisse des Officiers

Lisez l’argumentaire de la Société suisse des officiers

3′000 emplois perdus en Suisse romande

Jeudi 29 octobre 2009

Accepter l’initiative populaire reviendrait à supprimer la base existentielle de l’industrie indigène de l’armement, puisqu’une production économiquement viable est généralement tributaire de l’accès aux marchés d’exportation.

La fermeture ou la délocalisation à l’étranger des entreprises de cette branche remettrait en question non seulement les compétences de la base industrielle suisse mais aussi la défense nationale. Pour ses achats d’armement, l’armée suisse se trouverait dans une situation de dépendance unilatérale vis-à-vis d’autres Etats, sachant que les besoins d’un Etat neutre comme la Suisse ne seraient pas satisfaits en priorité en cas de crise.

Eu égard à la concentration géographique de l’industrie de l’armement, les conséquences économiques seraient considérables en cas d’acceptation de l’initiative, surtout au niveau régional. L’Oberland bernois, les régions entourant les villes d’Emmen, de Stans ou de Kreuzlingen, mais aussi la ville de Zurich et la Suisse romande seraient également touchés. Plus de 10’000 emplois seraient menacés sur l’ensemble de la Suisse, dont 3′000 en Suisse romande.

Extrait du discours de Ueli Schürch, président du GRPM

Aide à la reconversion inutile

Jeudi 29 octobre 2009

Le soutien apporté par la Confédération pendant dix ans n’atténuerait en rien la perte de 10 000 emplois. On ne connaît à ce jour aucun exemple de reconversion réussie prescrite par l’Etat. Dans de nombreuses entreprises concernées, la culture d’entreprise est très marquée par la qualité, la précision et la sécurité. Il n’est pas facile de transférer artificiellement cet esprit d’entreprise particulier sur un autre marché.

Et puis, que signifierait une telle reconversion pour les différents concurrents? Les entreprises qu’il s’agirait de reconvertir devraient pénétrer artificiellement d’autres marchés. Il leur faudrait tenter d’en chasser les entreprises existantes. Les aides de la Confédération se traduiraient par des distorsions de concurrence manifestes et ce sont les emplois des entreprises initialement présentes sur ces marchés qui disparaîtraient. On assisterait alors à un déplacement des pertes d’emplois vers les entreprises et les travailleurs qui ne peuvent compter sur l’aide fédérale. Ce serait un non-sens de politique économique que ni la Confédération, ni l’économie ne souhaitent.

Extrait du discours de Pascal Gentinetta, président de la direction, economiesuisse

Malgré la crise, le GSsA veut détruire 10′000 emplois

Jeudi 29 octobre 2009

L’initiative du GSsA pour l’interdiction des exportations priverait un pan entier de l’industrie de toute base existentielle, détruirait 10′000 places de travail et des centaines de places d’apprentissage. En outre, l’obligation pour la Confédération de soutenir financièrement les régions et personnes touchées pendant dix ans coûterait plus de 500 millions de francs aux contribuables. Et tout cela, sans que cette reconversion mise en place par l’Etat ait beaucoup de chance de succès à long terme, au contraire. Au final, seules des places de travail dans des entreprises déjà établies seraient ainsi mises en danger. A l’occasion d’une conférence de presse commune, les organisations économiques suisses ont mis en garde contre les répercussions de l’initiative et recommandé son rejet.

3000 emplois en jeu en Suisse romande

Mercredi 14 octobre 2009

L’initiative menace 10′000 emplois en Suisse et 3′000 en Suisse romande selon Giovanni Giunta. Elle remet aussi en question l’armée, voulue par le peuple suisse.