Emplois supprimés
10′000 emplois perdus
Plus de 5100 emplois sont directement concernés et disparaîtraient en cas d’interdiction des exportations de matériel de défense et de biens militaires spéciaux (industrie de défense et fournisseurs). En prenant en compte les conséquences négatives sur la production et le commerce de biens à double usage et de produits civils, ce chiffre sera deux fois plus élevé. Au total, plus de 10 000 emplois seront concernés par une interdiction des exportations.
Pas d’industrie de défense sans exportations
Le marché helvétique est trop petit pour que les entreprises de ce secteur puissent couvrir leurs coûts. Si les exportations étaient interdites, seule une industrie de l’armement étatique, fortement subventionnée, qui développerait et fabriquerait des produits exclusivement pour l’armée suisse, permettrait de conserver une indépendance minimale en matière de politique de l’armement. Cela n’aurait aucun sens du point de vue de la politique économique ni de la politique de sécurité.
Reconversion forcée irréaliste
L’initiative prévoit, à titre transitoire, un soutien de la Confédération pendant dix ans en faveur des régions et des employés touchés par les interdictions. Cette mesure d’accompagnement de durée limitée est destinée à compenser les effets socioéconomiques des mesures proposées.
Le texte de l’initiative ne dit rien quant à la manière de concrétiser ce devoir de soutien de la Confédération. Il devrait principalement revêtir la forme d’une aide financière. Cette disposition, qui n’est pas directement applicable, nécessite une concrétisation au niveau de la loi.
Cette démarche n’a aucun sens. Pourquoi vouloir fermer des entreprises compétitives et mettre à la porte des milliers de travailleurs suisses, en plus en période de crise économique, pour ensuite dépenser des centaines de millions pour réparer les dégâts ?














